Communique de presse : Exposition « Regarde ! La mer monte ! » à la galerie Saint - Ravy

Culture et Patrimoine
Communique de presse : Exposition « Regarde ! La mer monte ! » à la galerie Saint - Ravy

#DestinationCulture



LUNDI 15 JUILLET 2019

Exposition « Regarde ! La mer monte ! » À découvrir cet été Du 27 juillet au 18 aoÛt 2019, À l'espace saint-ravy

L’exposition estivale de Sarah Thiriet vient clôturer la saison artistique de l’Espace Saint-Ravy. L’artiste propose une immersion dans un patrimoine imaginaire, réunissant sculptures, dessins et vidéos. Le titre « Regarde ! La mer monte ! » interpelle le public sur la montée des eaux et les exils liés aux bouleversements climatiques que l’artiste a pu constater aux Seychelles.

Vernissage le vendredi 26 juillet 2019 à 18h30

SARAH THIRIET

Diplômée en mathématiques théoriques, Sarah Thiriet est une artiste autodidacte qui s’est formée en arts graphiques avec Emmanuelle Etienne(Aperto) durant quatre années. Puis elle part s'installer à la Réunion où durant trois années elle fut auditrice libre à l’école des Beaux-arts et assistante du sculpteur Jack Beng-Thi. De retour à Montpellier en 2012, elle installe son atelier dans les locaux de l'association La grande Barge et rejoint La Maison de La Gravure Méditerranée.

Sarah Thiriet a développé́ une pratique artistique pluridisciplinaire avec une préférence pour la sculpture et l’emploi de matériaux que l’on retrouve dans l’architecture moderne - tels que le verre thermoformé, le métal et le béton - mais auxquels elle rajoute une dimension organique ou aquatique. Le verre et le béton, qui ont la particularité́ de passer de l’état liquide à l’état solide, permettent de mémoriser des empreintes et offrent ainsi de multiples possibilités plastiques.

©SarahThiriet
A cette dimension plastique s’intègre une dimension symbolique et poétique. « J’attribue à chaque matériau une valeur symbolique et leur juxtaposition modifie leur sens ou le précise : le verre pour les espaces aquatiques, le béton pour les parties du corps, le métal pour la structure. Le verre confère fragilité et dangerosité, le béton saisit les intentions corpo-relles, le métal aiguise les perspectives et renforce l’idée de mouvement.

Ma réflexion plastique se nourrit tout autant de mon mouvement propre que de celui des autres, de ma sensibilité aux flux migratoires collectifs et aux gestes individuels. Je construis un vocabulaire poétique et propose des installations rendant hommage ̏Aux Déplacements̋. Je retourne aujourd'hui dans un pays à peine visible sur un planisphère : les Seychelles. Ces îles sont un carrefour pour des trajectoires individuelles, des collisions du type physique des particules. Les flux humains sont à l'image des courants marins, organisés selon des forces qui, de prime abord nous échappent.

Exposer à Montpellier c'est montrer pour la première fois les fruits de ma recherche plastique dans la ville qui m'a vu grandir. Exposer dans le centre historique de Montpellier et, en particulier à l’Espace Saint-Ravy, procède de l'appropriation d'un patrimoine architectural et favorise l'idée de participer à la création d'un patrimoine imaginaire, un peu à la manière du musée imaginaire de la génération précédente. C'est aussi exposer dans une ville en bordure de la Méditerranée, théâtre des flux migratoires actuels. Je pense ce lieu propice à une écriture poétique de déplacements migratoires. Pris par l'urgence de l'actualité, nous en oublions presque la richesse d'une culture née de ces grandes vagues migratoires successives.
©SarahThiriet
Des vidéos seront vestiges d'un moment révolu : performances où le danseur Luc Martinez et l'objet scénique se répondent. L'existence même de ces rituels charge les objets / sculptures d'une histoire qui leur échappe, ils leur confèrent un statut de vestige. Je réaffirme par ce geste ma motivation furieuse à contribuer au développement d'un patrimoine imaginaire.

Vidéos, sculptures, installations sont souvent à même le sol, sans limite définie, insufflant à ce plan le rôle d'étendue marine. Dans l'inconscient collectif, la surface de la mer est une illustration sensorielle du plan euclidien. Cette eau que l'on attend sur le sol et que l'on retrouve à des hauteurs variables dans chacun de mes travaux, c'est une ellipse poétique pour évoquer la montée des eaux et les exils liés aux bouleversements climatiques. »

sarahthiriet@yahoo.fr

Espace Saint-Ravy
Place Saint-Ravy – 34000 MONTPELLIER
www.montpellier.fr

Télécharger

CONTACT PRESSE
Malika FARHI l Attachée de presse l
m.farhi@montpellier3m.fr l 04 67 13 49 47 / 06 21 73 19 77